EVENE - Citation du Jour

mercredi 27 février 2008

Punir les pauvres, en augmentant leur pauvreté !...

Abandonnant les principes fondateurs de la République, notre beau pays se prend, par mimétisme, à confondre libéralisme et sauvagerie, laissant la solidarité aux vestiaires des "perdants" et la porte grande ouverte aux "patrons voyous" !

Etre pauvre chez nous, au 21em siècle est anachronique sur le principe, et dans les faits, une épreuve de tous les instant.

L'augmentation éhontée des prix des denrées alimentaires de base, aggrave de façon dramatique les conditions de vie des pauvres gens. On voudrait les punir qu'on ne ferait pas mieux ! Cette situation est en tout point comparable à celle résultant de l'application du principe de la double peine.

Serions nous devenus à ce point insensibles et inconscients des conséquences présentes et futurs ?


The Ted

lundi 25 février 2008

Flagrant délit de négationnisme méprisant...

Qu'on se le dise dans les chaumières : il n'y a pas de pauvres en France !

( Cliquez sur le titre et appréciez... )

The Ted

dimanche 24 février 2008

"Casse toi, pauvre con !....."

Il y a des années que ce personnage publique, médiatique et immature, ne cesse d'alimenter mon inquiétude pour notre pays, ses institutions et sa démocratie ; ses déclarations, ses attitudes et ses actions, lèvent peu à peu le voile sur son indignité et sur la nature du pouvoir qu'il veut imposer aux français.

Il nous faut plus que jamais, être attentifs et vigilants pour voir tomber le masque de ce cynique...

The Ted

dimanche 17 février 2008

POUR UNE VIGILANCE REPUBLICAINE !

Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.

- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.

- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.

Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.

Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atlantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancien ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

Vendredi 15 Février 2008 - 15:59
Marianne

jeudi 14 février 2008

...MAIS QUE FAIT JOSÉ BOVÉ ?...

BRÈVE passée inapperçue :

La France va autoriser l'élevage de clônes de bovins et la commercialisation de la viande....

BONJOUR LA BIO-DIVERCITÉ !

Pour mettre du baume au cœur de la multitude qui n'a pas le PRIVILÈGE de brasser du vent !...

La Société Générale a perdu 7 milliards d'Euros en 2007, dont 2,6 liées à la crise américaine des "subprimes" et 4,9 envolés lors de spéculations hasardeuses d'un "salarié spécialisé". Malgré cette amputation, le bénéfice dégagé au final en 2007 par la SG, est de l'ordre de 947 millions d'Euros

Pour faire face et se consolider, à partir du 21 février et pendant une semaine, la SG va proposer de nouvelles actions au prix de 47,50 € soit environ 40 % en dessous du cours ( 77,72 € le vendredi 08/02/08 )
: priorité aux actionnaires actuels !...

Pour les "entrerises financières", faire de l'argent avec l'argent c'est une affaire qui marche ! Mais c'est un jeu de dupes : près de 80 % de la masse monétaire est "parfaitement virtuel", du "vent" basé sur la seule "confiance" : un empire pyramidal en équilibre sur sa partie la plus étroite...

The Ted

lundi 11 février 2008

Aimer les riches et punir les pauvres !…

Sarkozyste de la première heure, Philippe Manière, écrit de sa plume encore poudrée : « La France n’aime pas les riches. Ce n’est pas son moindre défaut. Car les riches ont mille qualités que n’importe qui aperçoit en un clin d’œil […] Les riches d’abord nous font vivre. Gagnant plus que les autres, ils consomment plus que les autres. […] Chérissons donc les riches et défendons leurs intérêts contre l’État […] Aimons les, aussi, par amour de la liberté […] la fortune donne en effet à celui qui la possède une indépendance à laquelle aucun salarié qui travaille pour vivre ne pourra jamais prétendre. » Philippe Manière conclut sa diatribe par ces paroles fortes et définitives : « Les Français, peuple de refoulés, sont en fait les derniers au monde à révérer le Veau d’or, puisque les seuls à ne pas oser lever les yeux sur lui. Il faudra bien, un jour, qu’ils se décident à le regarder en face… »

De Thatcher à Bush et de Berlusconi à Blair, Sarkozy et Gordon, le maître mot est de punir les pauvres en développant l’État policier et carcéral, mais aussi en cassant les systèmes de protection sociale au nom de la concurrence qu’impose leur immondialisation. C’est pourquoi, nous aurions tort de dissocier l’explosion des inégalités et le tour résolument punitif des politiques pénales et sociales : enfermement de millions de pauvres dans les cités (France) ou les prisons (États-Unis), usage de détecteurs de mensonges contre les chômeurs (Angleterre), prime à la délation à Villiers-le-Bel, généralisation de la télé-surveillance, banalisation du flicage, marquage à même la peau des immigrés clandestins, etc.
Le grand rêve de ces fossoyeurs est d’instaurer partout un même gouvernement de l’insécurité sociale afin de façonner les comportements des centaines de millions d’humains pris dans les turbulences de la dérégulation économique et de casser toute velléité de résistance sociale. Cette droite, qui se dit décomplexée pour ne pas s’avouer extrême, a besoin de renouer avec une vision des pauvres très proche de celle du XIXe siècle avec ses « bons » pauvres méritants, rescapés de ces classes populaires dangereuses, face à des hordes de « mauvais » pauvres.

Paul Ariés – Extrait Edito. N°4 – Le Sarkophage -

De la libre pensée ...

IL FAUT TOUJOURS PENSER PAR SOI-MÊME. NE RIEN APPRENDRE PAR CŒUR, MAIS TOUT REDÉCOUVRIR ET, EN TOUT CAS, NE RIEN ACCEPTER QUI NE SOIT PROUVÉ. NE RIEN NÉGLIGER DE CE QUI EST CONCEVABLE OU IMAGINABLE .

Albert Einstein

mardi 5 février 2008

OGM : Le Sénat va examiner le projet de loi...

Sans argumentaire scientifique prouvé, être contre les cultures d'OGM relève du domaine des fantasmes ! Le sujet, est porté par un lobby d'agitateurs, spécialisé dans la manipulation des peurs collectives, bien "gauloises" !

Si j'ai bien lu la presse, le souci des sénateurs est de "respecter les décisions des français" sur le sujet. Mais de quels français, de quelle décision prise parle-t-on ? Une "consultation démocratique" aurait-elle eu lieu sans que nous en soyons informés ?

Dans le même temps, à Versailles (tout un symbole), ces messieurs n'eurent pas le même souci pour faire passer en force la ratification du traité portant révision du projet de constitution européenne, laquelle fut rejeté par une majorité du peuple français lors d'un référendum (excusez du peu !...)

Cette polémique sur les OGM, agrémentée d'une prise d'otage (grève de la faim de J. Bové) est un écran de fumée arrivant à point pour permettre à M. Sarkozy de passer outre sa promesse électorale de respecter le résultat du référendum.



The Ted.

lundi 4 février 2008

NON !...ILS ONT OSÉ ?.... LES BOUGRES !...MAIS C'EST UN VIOL !

LES DÉPUTÉS ET SÉNATEURS SONT RÉUNIS "INCOGNITO CHEZ LOUIS XIV", POUR MODIFIER LA CONSTITUTION, DE TELLE SORTE QU'ELLE LEUR PERMETTE DE RATIFIER LE PROJET DE CONSTITUTION EUROPÉENNE, QUE LE PEUPLE FRANÇAIS AVAIT REJETÉ DÉMOCRATIQUEMENT PAR RÉFÉRENDUM !

( Comment appel-t-on déjà, un régime qui passe en force, outre les décisions des urnes ? Hum ?......)

The Ted

dimanche 3 février 2008

Le fiasco financier de la Société Générale sonne l'alarme...

IL Y A URGENCE A REVENIR AUX FONDAMENTAUX DE NOTRE RÉPUBLIQUE

s
ans règles du jeu, livrée aux seul pouvoir de l'argent, le "libéralisme" qualifié d"ultra", ressemble de plus en plus à une dictature, capable de tous les excès, mettant en péril notre démocratie ou ce qu'il en reste, jetant des populations dans le désarroi, provocant l'accroissement de la misère et de la pauvreté, ce qui est un paradoxe absolu, faisant le lit d'une autre dictature, politique celle-ci, actuellement en gestation. "Le libéralisme n'est pas l'anomie" (Christophe Barbier - l'Express)

Et pourtant, le libéralisme sage, raisonné, est un outil qui permet d'entreprendre en toute liberté dans le respect des lois en vigueur, qui donne la possibilité aux talents de s'exprimer, de créer des richesses de toutes natures. Le libéralisme est potentiellement porteur de liens sociaux, de solidarité, de progrès dans tous les domaine. Ce pourrait-être le moteur nous permettant d'y gagner en humanité...

"Alors Doc, pourquoi ça dérape grave ?"

"Dans le capitalisme financier, où l'argent ne sert qu'à faire de l'argent, les profits colossaux chiffonnent l'étique, mais les pertes abyssales, elles, soulèvent carrément le cœur. Il est temps d'en finir avec l'adoration du veau d'or qui a des pieds d'argile et avec l'opacité d'un système qui habille son incurie d'une idéologie qu'il a dévoyée. (C. Barbier)

Il n'est pas aujourd'hui au cœur du métier des entreprises, de se soucier de justice sociale, de solidarité avec les plus faibles ou de redistribution des richesses ; elles sont trop occupées par la croissance de leurs profits, et par leur survie dans ce monde qu'il ont transformé en une jungle féroce !

"Alors Doc, qui doit avoir ce souci ?"


Dans n'importe quel jeu de société, il y a des règles à respecter permettant aux joueurs d'être à égalité de droits et de sanctionner les tricheurs.

Nous avons la chance d'appartenir au pays qui, faisant sa révolution en 1789, a de volonté délibérée, mis l'Homme, le Citoyen, au cœur du débat et des préoccupations démocratiques essentielles.


Dans notre démocratie, L’état est le dépositaire de cette volonté
. Il est le garant de nos institutions qui au fil des siècles en ont émané. Il n’a de comptes à rendre qu’au peuple qui l’a élu. Il a le devoir d’être et de rester indépendant des factions, groupes de pression, lobbies et pouvoirs de toute nature : il est et doit rester incorruptible, parce qu’il est le gardien des « règles du jeu démocratique » ; il ne doit pas les transgresser.

Le premier devoir de l’Etat est d’agir en sorte que les règles soient respectées par les acteurs de la vie sociale et économique, de les faire évoluer, progresser en organisant le débat démocratique, républicain et laïque.

Le second devoir de l’Etat est de veiller au bien être des plus faibles, des laissés-pour-compte, en légiférant et en organisant la solidarité nationale ; la répartition des richesses doit être au centre de ses préoccupations.

Au nom de la mondialisation des échanges, masquant les volontés hégémoniques des pouvoirs financiers, au nom d’un « ultra-libéralisme » sauvage, venu d’ailleurs, sans légitimité républicaine et démocratique, sans légitimité culturelle, l’Etat brade nos entreprises nationales, met en pièce les acquis sociaux, traite avec les « négriers » spécialistes des abus de biens sociaux que sont les délocalisations, paupérise une partie grandissante de la population, méprise les plus démunis, embastille les révoltés par ses agissements, crée des emplois dans la police et les systèmes de répression…
C'EN EST ASSEZ !


The Ted -31/01/2008

"Puisque la main invisible sait très bien nous faire les poches, il faut lui apprendre les bonnes manières, même s'il n'est pas question de lui passer des menottes"
(C. Barbier)

vendredi 1 février 2008

BIOTECHNOLOGIES ET FAIM DANS LE MONDE...

A propos des peurs suscitées par l'utilisation des OGM, Je me permets de citer Gaston Bachelard, qui proposait de "psychanalyser la raison" : "L'homme n'est-il pas lié par ses rêves plus encore que par ses expériences?"

The Ted
Dans l’ambiance faux-cul des peurs imposées par le "Grenelle" en France, où il est de bon ton dans les bonnes soirées parisiennes "d’être contre", je n’ai pas peur de "me permettre" de dire ceci : Je n’ai pas encore entendu des affamés être contre les nouvelles biotechnologies végétales, que je sache !

Les politiciens français n’ont pas voulu que leurs agriculteurs utilisent l’hormone naturelle BST – Bovine Somatotropine - pour augmenter la production laitière … mais l’Inde, le Mexique, le Brésil, etc. n’ont pas honte "à se permettre" de l’utiliser depuis 20 ans pour nourrir leurs enfants sous-alimentés en protéines.

Le petit paysan africain, qui ne peut pas faire pousser son maïs à cause des sécheresses répétées, serait bien heureux d’utiliser les nouvelles variétés de maïs, résistantes au manque d’eau … et lui permettant de nourrir sa famille… Depuis 5 ans, des millions de petits paysans Indiens ont adopté le Coton Bt transgénique qui a changé leur existence.


Arrêtons d’avoir un "raisonnement simpliste et bien trop hexagonal" où on se regarde le nombril gaulois. Osons avoir une opinion, basée sur des faits. Vers le début des années 1900, il y avait moins de 3 milliards d’habitants sur terre, maintenant nous en avons 6,5 Milliards.

Pour la multitude des affamés, toute nouvelle technologie doit être essayée…


B. AUXENFANS
La gazette n° 5 - 31 janvier 2008 "Du côté du web" de l'ACTA informatique.

jeudi 31 janvier 2008

Le moral des ménages n'a jamais été aussi bas...

En janvier, l’indicateur de l’Insee chargé de mesurer le moral des ménages est tombé à son plus bas niveau depuis sa création en 1987. Un mauvais augure pour la consommation.

Les ménages français font grise mine. Leur moral a même enregistré en janvier une dégradation sans précédent à en croire l'enquête de conjoncture de l'Insee , publiée mardi. Les échos de la crise financière sur fond de prédiction de ralentissement économique mondial ne devraient pas l’améliorer.

L’indicateur chargé de mesurer le moral des ménages est descendu ce mois-ci à –34, le plus bas niveau depuis sa création en 1987. « Même en 1993, dernière année de récession en France, on n’avait pas sombré dans une telle sinistrose », relève l’économiste Alexander Law, du cabinet Xerfi.

La plus forte baisse concerne « les perspectives d’évolution du niveau de vie en France ». Ce solde enregistre une baisse de 12 points en l’espace d’un mois pour descendre à –44, un record absolu. Les Français sont plus pessimistes sur leur « situation financière future », dont le solde perd 3 points.

Cette dégradation du moral des ménages n’est pas sans conséquences. Ainsi le solde sur « l’opportunité de faire des achats importants » cède lui aussi du terrain, perdant un point, à son plus faible niveau depuis 5 ans. De très mauvais augure pour la consommation.

vendredi 11 janvier 2008

Devinette...

Pour lui, l'État se résume à "Moi je" !...
Il est narcissique...
Il est "compassionnel"...

Vous l'avez reconnu ?

mercredi 2 janvier 2008

C'EST QUOI ÇA ?...

"J'ai la conviction que dans l'époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j'appelle une politique de civilisation",

a déclaré le chef de l'Etat lundi soir, lors de ses vœux aux Français.

Cette phrase pompeuse pourrait sembler anodine si elle n’apparaissait pas, après décodage, comme la stigmatisation de la volonté d’alignement du chef de l’état sur la politique étrangère de GW Bush.

D’autres signes ? Que l’on se souvienne du voyage de N. Sarkozy en Afghanistan et de cette phrase qu’il a prononcée lors d’une intervention : « nous n’avons pas le droit de perdre cette guerre » ( … « nous » étions donc en guerre !?…) ; Souvenons-nous du voyage de B. Kouchner à Bagdad, véritable acte d’allégeance à la politique de GW Bush ; Très vite, comme un fait obligé, les allégeances aux gouvernants d’Israël ont suivi. De fait, si l’on applique servilement la politique, donc les volontés du clan Bush, l’Irak tout comme Israël, sont incontournables. N’oublions pas non plus les discours, copies conformes de ce qu’on entend à Washington, à propos « du danger mortel » que représenterait l’Iran, etc. …

Au final, la déclaration du chef de l’état sonne comme un appel à une espèce de « croisade de l'affrontement des civilisations » - selon l’analyste américain Samuel Huntington - où nous serions nous-mêmes sommés de nous mettre au garde-à-vous derrière certains intérêts mondiaux qui défendent une certaine vision, d'ailleurs empruntée au « choc des civilisations » que défend l'administration américaine.

The Ted : Le pompier de service !...

lundi 31 décembre 2007

Au gui l'an neuf !...

En Bretagne, pour le vivre chaque jour en novembre et décembre, nous savons ce que "Miz Du" signifie ("mois noir" en breton) et pour cause...

la vie semble avoir quitté la nature qui, nappée de brouillards et de pluies pénétrantes, est battue par les tempêtes qui accompagnent le solstice d'hiver.

Après "Samhain" (voir mon billet du 10/11/2007), où ils honoraient leurs morts, nos ancêtres guettaient le moindre indice permettant d'alimenter l'espoir de voir leurs efforts de l'automne, récompensés par le retour de la vie sur terre ; Alors, les chanteurs-colporteurs parcouraient la campagne, frappant de leur "bazh" (bâton) aux portes des fermes pour crier :
"O guel an heu !"
littéralement "Le blé lève !", gage de la récolte à venir et pourvoyeur du pain quotidien !

Les fêtes de la "renaissance" (du "nouvel an") battaient leur plein et "sklêrijenn" (la lumière) prenait la place de "du" (le noir) ! De grands feux étaient allumés sur les collines pour transmettre la joie d'un hameau à l'autre. Le gui, plante sacrée des anciens Druides, était de la fête, comme signe de fertilité, d'amour et de paix.

De nos jour, le cri de nos chanteurs traditionnels est devenu "Au gui l'an neuf" !... Intéressante synthèse phonétique, non ?

The Ted -

dimanche 30 décembre 2007

Sarkozy menace-t-il la laïcité ?...

Catherine Kintzler, philosophe et auteur de Qu'est-ce que la laïcité, se dit « très choquée » par le discours du Président à Saint-Jean-de-Latran et dénonce le concept de « laïcité positive ».

Comment comprenez-vous le concept de « laïcité positive » développé par Nicolas Sarkozy lors de son discours à Saint-Jean-de-Latran ?
Catherine Kintzler : Ce terme est d'une grande habileté rhétorique. La « laïcité positive », on a l'impression que c'est la même chose que la laïcité, mais en mieux. Alors qu'en réalité, cette expression vide le concept de laïcité de son sens, puisque la définition de la laïcité est forcément négative et minimaliste. La laïcité, c'est dire qu'il n'est pas nécessaire de croire en quoi que ce soit pour fonder le lien politique. Je suis atterrée par le discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran. Je connaissais la réflexion du citoyen Sarkozy sur ces sujets, il l'a déjà fait connaître à travers un livre, et je ne lui conteste pas le droit de penser ce qu'il veut parce que, justement, je suis laïque, mais je suis très choquée que le président des Français Sarkozy s'exprime publiquement de cette façon.

Qu'est-ce qui vous choque ? L'allusion aux « racines chrétiennes » de la France ?
Cette allusion accompagne une pensée développée tout au long dans le discours : l'idée que, sans croyances, il n'y a pas d'association politique. L'idée que la religiosité est diffuse et présente dans le lien politique. En gros, cela signifie : « croyez en ce que vous voulez, mais croyez en quelque chose ». Alors que la société politique laïque repose, justement, sur la forme de la non-croyance ! On se constitue comme citoyen indépendamment de ce qu'on est préalablement, aux plans religieux ou culturel. La société politique ne peut garantir la liberté d'expression que si elle est aveugle sur les croyances des citoyens et si elle s'abstient de se prononcer sur ce sujet. C'est ce que garantit d'ailleurs la loi de 1905.

Quel est l'enjeu de ces questions ?
Le danger, c'est le communautarisme. L'expression « laïcité positive » n'est pas sans rappeler celle de « discrimination positive ». Aujourd'hui, en France, les croyants fondent des associations, reconnues juridiquement, au travers desquelles ils s'expriment dans le débat public. C'est absolument leur droit. Mais il ne faut pas que des représentants religieux soient reconnus par la puissance publique comme des interlocuteurs politiques. Ce serait légitimer des corps intermédiaires et leurs "chefs" censés se prononcer pour une "communauté".

Dans son discours, Nicolas Sarkozy mentionne également ceux qui ne croient pas...
Oui mais il a des phrases terribles. Il assure que « celui qui ne croit pas ne peut soutenir en même temps qu'il ne s'interroge pas sur l'essentiel. » Comme s'il fallait être croyant pour se poser des questions métaphysiques ! Pire, il explique que « le fait spirituel est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance ». De quelle « tendance naturelle » parle-t-il ? Non seulement il nie la capacité des athées ou des agnostiques à se poser des questions existentielles, mais il dénie aussi ce droit aux milliards de gens, des confucianistes aux animistes, qui ne croient pas à une transcendance ! C'est une vision très étroite et insultante.

Propos recueillis par Anna Borrel
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